Dans nos coffrets Signé Kùmak, vous trouvez une petite éponge de mer naturelle. Elle n'est pas là pour faire joli : elle accompagne SIDEM, au moment de rincer le soin.
Mais pourquoi une éponge de mer, et pas un coton ou un gant ? Est-ce vraiment adapté quand on a la peau sensible ? Voici ce qu'il faut savoir, simplement, avec ce que dit la science… et ce qu'elle ne dit pas encore.
Ce qu'est une éponge de mer
Avant d'arriver dans votre salle de bain, une éponge de mer est un animal marin. Elle vit fixée sur les fonds rocheux de la Méditerranée, où elle filtre l'eau pour se nourrir.
Ce que l'on garde, c'est son squelette. Il est fait de spongine, une fibre souple de la famille du collagène. C'est elle qui donne à l'éponge sa texture si particulière : moelleuse, élastique, pleine de petits canaux qui retiennent l'eau.
Notre éponge vient de la mer Égée. Elle est cueillie à la main par des pêcheurs plongeurs, puis rincée à l'eau de mer, séchée au soleil, triée et taillée à la main.
Pourquoi elle peut convenir aux peaux sensibles
Une peau sensible réagit à des choses qui ne devraient pas la gêner : picotements, échauffement, tiraillements, parfois des rougeurs. Les dermatologues citent parmi les déclencheurs la chaleur, le froid, le vent, l'eau ou encore les cosmétiques.
Le frottement, lui, fragilise la couche la plus superficielle de la peau. Une étude en laboratoire a montré que plus on frotte souvent et fort, plus cette barrière laisse passer l'eau. L'Académie américaine de dermatologie le résume simplement : ne frottez pas votre visage, et attention aux exfoliations trop fréquentes, qui laissent la peau rouge et irritée.
C'est là que l'éponge de mer a sa place, à une condition : l'utiliser mouillée, sans appuyer, sans frotter. Gorgée d'eau, elle devient très douce. Elle sert alors à rincer, pas à gommer.
Soyons honnêtes : les dermatologues conseillent d'appliquer le nettoyant du bout des doigts, et notent qu'un gant ou une éponge peut irriter certaines peaux. L'éponge n'est donc jamais obligatoire. Si votre peau réagit, revenez simplement à vos mains.
Comment l'utiliser avec SIDEM
SIDEM est une poudre de soin au jujubier yéménite qui devient mousse dès son mélange à l'eau. Elle s'utilise en nettoyant ou en masque. L'éponge intervient au moment du rinçage.
- Mouillez l'éponge à l'eau tiède jusqu'à ce qu'elle soit bien souple.
- Essorez-la doucement en la pressant dans votre main, sans la tordre.
- Appliquez SIDEM sur peau humide : une dose de poudre pour trois doses d'eau.
- Rincez le soin avec l'éponge, par petits mouvements doux ou en tamponnant. Laissez l'eau faire le travail.
- Séchez votre visage en tapotant avec une serviette propre.
Évitez le contour des yeux et toute zone abîmée ou irritée. Préférez l'eau tiède à l'eau chaude.
Comment l'entretenir
Une éponge qui reste humide peut garder des bactéries. Des chercheurs l'ont montré il y a déjà trente ans sur des éponges de toilette végétales (luffa). La règle est donc simple : une éponge bien rincée et bien sèche.
- Rincez-la à l'eau claire après chaque usage, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de soin.
- Essorez-la sans la tordre, en la pressant entre vos mains.
- Laissez-la sécher à l'air libre, dans un endroit aéré, plutôt que dans la douche.
- Gardez-la pour vous : une éponge ne se partage pas.
- Remplacez-la régulièrement, et tout de suite si elle sent mauvais, change de couleur ou s'effrite.
Une récolte qui respecte la mer
Les éponges de bain de Méditerranée sont fragiles. Elles ont souffert de la surpêche et de maladies liées à des épisodes climatiques extrêmes. En 2026, les premières évaluations de la Liste rouge de l'UICN pour les éponges méditerranéennes ont classé quatre espèces d'éponges de bain exploitées comme « en danger ».
La manière de récolter compte donc beaucoup. Les chercheurs recommandent de couper l'éponge plutôt que de l'arracher. Quand la base reste fixée sur la roche, l'éponge peut repousser. Des essais d'élevage ont d'ailleurs montré que des morceaux d'éponge coupés continuent de grandir.
C'est pour cela que nous avons choisi une éponge cueillie à la main, coupée au-dessus de sa base. Ce n'est pas un détail : c'est ce qui permet à la mer de se renouveler.
Ce que dit la science
Nous préférons être clairs : il n'existe pas, à notre connaissance, d'étude clinique publiée sur l'éponge de mer utilisée sur le visage. Aucune étude ne la compare non plus aux éponges synthétiques ou à l'éponge de konjac.
Ce que l'on sait est plus général, mais solide :
- la peau sensible réagit à des stimuli physiques et cosmétiques ;
- le frottement fragilise la barrière de la peau, d'autant plus qu'il est fort et répété ;
- les dermatologues recommandent un nettoyage doux, à l'eau tiède, sans frotter ;
- une éponge humide mal séchée peut abriter des bactéries ;
- la spongine est une fibre proche du collagène, ce qui explique sa souplesse.
Notre conseil découle de ces faits : si vous utilisez une éponge de mer, faites-le pour rincer en douceur, jamais pour frotter. Et écoutez votre peau : si elle tiraille, picote ou rougit, arrêtez, et demandez conseil à un dermatologue si besoin.
Notre éponge de mer se trouve dans nos coffrets SIDEM, Signature et Essentiel.
Sources
- Misery L. et al. (2017), Definition of Sensitive Skin, Acta Dermato-Venereologica
- American Academy of Dermatology, Face washing 101
- American Academy of Dermatology, How to safely exfoliate at home
- Kikuchi K. et al. (2020), Vulnerability of the skin barrier to mechanical rubbing, International Journal of Pharmaceutics
- Ehrlich H. et al. (2025), Discovery of mammalian collagens I and III within ancient poriferan biopolymer spongin, Nature Communications
- Bottone E. J. et al. (1994), Loofah sponges as reservoirs and vehicles in the transmission of potentially pathogenic bacterial species to human skin, Journal of Clinical Microbiology
- Cleveland Clinic (2024), Why loofahs are bad and alternatives to try
- Voultsiadou E. et al. (2011), Aegean Bath Sponges: Historical Data and Current Status, Reviews in Fisheries Science
- Fourt M. et al. (2020), Past and present of a Mediterranean small-scale fishery: the Greek sponge fishery, Regional Environmental Change
- Corriero G. et al. (2004), Rearing performance of Spongia officinalis on suspended ropes, Aquaculture
- SponBIODIV (2026), First Mediterranean IUCN Red List assessments completed for sponge species



















